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Route des Grandes Alpes : itinéraire de 7 jours

Les lacets du col du Galibier serpentant à travers les alpages de la Route des Grandes Alpes, dans les Alpes françaises

La Route des Grandes Alpes s'étire sur environ 720 km, du lac Léman à la Méditerranée, en franchissant 16 cols de montagne en sept jours environ, et elle se savoure surtout de fin juin à septembre, quand chaque haut col est débarrassé de la neige de façon fiable. C'est la grande traversée des Alpes françaises, de Thonon-les-Bains, au bord du lac Léman, jusqu'à Menton, sur la Riviera, reliant certaines des routes goudronnées les plus hautes d'Europe à travers trois parcs nationaux. Voici comment la parcourir, jour après jour, et à quel moment partir.

La Route des Grandes Alpes en bref

La Route des Grandes Alpes a mis près de 30 ans à voir le jour, et cela se sent : le tracé a été délibérément pensé pour enchaîner les plus beaux cols des Alpes françaises plutôt que pour arriver vite quelque part. Elle monte et redescend à travers les parcs nationaux de la Vanoise, du Queyras et du Mercantour, avec le Mont Blanc qui remplit l'horizon dès les premiers cols. Nous la classons au niveau scénique S, le sommet de notre catalogue, et de difficulté modérée. N'importe quelle voiture peut la faire, et elle se prête aux véhicules électriques si vous prévoyez les recharges autour des villages de vallée.

Avec ses 720 km, ce serait une longue journée sur autoroute. Ici, c'est une semaine, car l'essentiel réside dans les cols, les villages et les déjeuners en altitude, pas dans la distance. Accordez-lui les sept jours pleins.

JourSectionCols emblématiquesÉtape du soir
1Thonon-les-Bains au BeaufortainColombière, Aravis, SaisiesVallée du Beaufortain
2Cormet de RoselendCormet de RoselendBourg-Saint-Maurice
3Col de l'IseranIseranValloire
4Télégraphe et GalibierTélégraphe, GalibierBriançon
5Izoard et VarsIzoard, VarsBarcelonnette
6Cayolle à ValbergCayolleValberg
7Col de Turini à la côteTuriniMenton

Le plan sur sept jours, col après col

La direction classique va du nord au sud : on part du lac Léman pour finir les pieds dans la Méditerranée. Cela garde le temps le plus chaud pour la fin et permet de descendre vers la Riviera plutôt que de s'en éloigner en montant.

Jour 1 : de Thonon-les-Bains au Beaufortain

Le départ officiel se donne à Thonon-les-Bains, au bord du lac Léman. Échauffez-vous par le Col de la Colombière, puis le Col des Aravis et le Col des Saisies, trois cols accueillants qui vous mettent en douceur dans le rythme de la route. Morzine offre une bonne halte déjeuner matinale avant que les cols ne s'enchaînent.

Jour 2 : le Cormet de Roselend

Une journée courte mais spectaculaire. Le Cormet de Roselend serpente près de son réservoir turquoise et traverse de vastes alpages avant de plonger vers Bourg-Saint-Maurice, la porte de la Tarentaise. Faites de Roselend la traversée maîtresse de l'après-midi, puis installez-vous pour la nuit.

Jour 3 : le Col de l'Iseran

Le point culminant de tout l'itinéraire, au sens propre. Le Col de l'Iseran plafonne à environ 2 764 mètres, le plus haut col routier goudronné des Alpes, sur une route tributaire de la météo à travers la Vanoise. Gardez les arrêts au sommet courts et réglementaires, profitez d'un point de vue signalé, puis poursuivez la descente jusqu'à Valloire.

Jour 4 : les cols du Télégraphe et du Galibier

Suivez la ligne classique du Tour de France par le Col du Télégraphe, enchaîné directement au Col du Galibier, l'une des ascensions les plus légendaires du cyclisme. Sur l'autre versant, la route descend vers Briançon, ville fortifiée classée à l'UNESCO qui mérite bien une balade en soirée.

Jour 5 : les cols d'Izoard et de Vars

Le paysage se fait méridional et minéral. Le Col d'Izoard et sa Casse Déserte lunaire donnent le ton du matin, suivis du Col de Vars qui fait la liaison vers la vallée de l'Ubaye et la ville de montagne de Barcelonnette.

Jour 6 : du Col de la Cayolle à Valberg

Une journée longue et paisible sur la variante sud, plus sauvage. Le Col de la Cayolle longe la lisière du Mercantour avant que la route ne remonte vers la station perchée de Valberg. Prévoyez un temps de conduite réaliste : ce sont des routes étroites où l'on ne se presse pas.

Jour 7 : du Col de Turini à Menton

Le final. Le Col de Turini, col de légende du rallye au-dessus de la Vésubie, est la dernière grande ascension avant que la route ne bascule à travers les collines jusqu'à Menton et la mer. Réservez la soirée pour la vieille ville et un dîner méditerranéen.

Comment les Grandes Alpes se comparent aux autres routes alpines

Si sept jours dépassent le temps dont vous disposez, ou si vous préférez un seul col époustouflant à une traversée, deux itinéraires plus courts de notre catalogue couvrent un terrain semblable.

La route alpine du Grossglockner, en Autriche, offre la même intensité de haute montagne en une seule journée, et le col du Stelvio, en Italie, concentre le tout dans 48 lacets. La Route des Grandes Alpes en est la version longue : moins affaire d'une seule ascension que de leur accumulation, l'une après l'autre, pendant une semaine.

Quelle est la meilleure période pour parcourir la Route des Grandes Alpes ?

La saison fiable court de juin à octobre, mais ce sont les hauts cols qui fixent le calendrier. Le Col de l'Iseran et le Col du Galibier sont généralement dégagés à partir de fin juin, et toute la chaîne est au plus sûr en juillet, août et septembre. Début juin et en octobre, la neige et les fermetures restent possibles au sommet.

Point essentiel : chaque col ouvre et ferme selon son propre calendrier tributaire de la météo et peut se refermer sans préavis. Consultez l'état officiel de la Route des Grandes Alpes et la page en direct de chaque département sur l'état des cols le matin où vous comptez franchir, réservez à l'avance les repas et les nuitées saisonniers, emportez des vêtements chauds même en août, et gardez une marge confortable de lumière du jour et de carburant. Ne comptez pas sur un nombre fixe de cols ouverts un jour donné.

Foire aux questions

Combien de jours faut-il pour la Route des Grandes Alpes ?

Sept jours, c'est le rythme classique et celui que nous planifions. Il couvre les quelque 720 km de Thonon-les-Bains à Menton, avec le temps de savourer chaque col et de passer la nuit dans un village de vallée différent. Vous pouvez la comprimer en quatre ou cinq longues journées, mais vous passerez le voyage à rouler plutôt qu'à vous arrêter.

Combien de cols de montagne la Route des Grandes Alpes franchit-elle ?

L'itinéraire franchit 16 cols de montagne entre le lac Léman et la Méditerranée, dont certaines des routes goudronnées les plus hautes d'Europe, comme le Col de l'Iseran et le Col du Galibier. Le nombre exact de cols ouverts un jour donné dépend de l'état des cols en temps réel.

La Route des Grandes Alpes est-elle difficile à conduire ?

Elle est classée modérée. Les routes sont entièrement goudronnées et n'importe quelle voiture s'en sort, mais les cols sont hauts, étroits par endroits et fréquentés par les cyclistes et les motards en été. Utilisez les rapports bas dans les descentes, partez tôt et ne vous arrêtez jamais sur la chaussée.

Dans quel sens faut-il la parcourir ?

Du nord au sud, de Thonon-les-Bains, au bord du lac Léman, jusqu'à Menton, sur la Riviera : c'est la ligne classique. Elle garde le temps le plus chaud pour l'arrivée et permet de descendre vers la Méditerranée plutôt que de s'en éloigner en montant.

Préparez votre traversée des Grandes Alpes

Prêt à la construire ? Étudiez le guide complet de la Route des Grandes Alpes pour la carte étape par étape, découvrez d'autres routes d'altitude sur notre pôle Cols de montagne, et ouvrez la carte interactive pour placer les cols et les nuitées dans votre propre semaine alpine.